Immobilier : Quels sont les nouvelles conditions d’achats des acquéreurs?

Immobilier : Quels sont les nouvelles conditions d’achats des acquéreurs?

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Suite à la pandémie, les possibilités et les projets d’achat ont diminué. Mais comme le prouve l’augmentation des recherches sur le site PAP. Avec plus de 34% de recherches supplémentaires en 2020 comparé à 2019. A noter que ces chiffres continuent de monter cette année 2021. En plus de l’évolution du volume, les critères ont eux aussi changé. Les recherches sont dorénavant plus axées sur la qualité de vie.

Une préférence pour la maison individuelle plutôt que l’appartement :

Selon une étude PAP, presque 7 recherches sur 10 se focalisent sur les maisons plutôt que sur les appartements. Avant la crise sanitaire ce taux était bien plus bas (environ 57%). Il faut également souligner que ce dernier ne cesse d’augmenter. En effet, le doute persiste quant à la « fin » du covid19. L’enchainement des confinements a poussé les français à changer leurs critères d’achat.

C’est ainsi que le jardin est devenu le premier de ces critères, c’est le plus important selon les français. De plus, les recherches se concentrent de moins en moins vers des régions comme l’Ile de France. Environ 25% des franciliens souhaitent justement la quitter. Pour migrer vers par exemple la Normandie ou la Bourgogne. Ces dernières comptabilisent la plus forte hausse au niveau du nombre de recherches. Des régions dont le parc immobilier est souvent plus orienté sur les maisons individuelles que les appartements.

Les analyses démontrent également que les départements de l’Ain, du Pas de Calais ou de l’Isère ont connu des progressions de recherche qui s’élèvent à plus de 150% sur le mois d’août 2020. La ville de Lyon a elle aussi connu le même phénomène. On observe le cas similaire pour les Landes ou la Savoie.

Quitter les grandes villes pour les villes moyennes :

Les villes moyennes retrouvent aujourd’hui la « côte ». Selon une étude de Seloger, presque une recherche sur deux se fait sur des villes de moins de 20 000 habitants. Afin de comparer, c’est trois fois plus qu’en mai 2020.

L’intérêt aux grands espaces et à la nature refait surface. Dans le détail, ils sont près de 33% à orienter les recherches dans des villes de 2 000 à 20 000 habitants. Environ 15% des aspirants acquéreurs se tournent quant à eux vers les communes de moins de 2 000 habitants. Environ quatre fois plus que ce qui était en mai 2020, lors du premier confinement.

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Le télétravail: un tournant ?

L’important recours au télétravail avait été annoncé comme un changement, capable de profondément modifier le marché immobilier. Un changement qui ne nécessiterait plus pour les acquéreurs de se trouver au cœur des grandes métropoles pour continuer à travailler et à évoluer professionnellement. En réalité, le télétravail n’a pour l’instant qu’un impact minime sur le marché immobilier.

En effet, ce mode de travail semble plus subi que vraiment accepté par un bon nombre d’entreprises. Même si son déploiement a été quasi instantané, son acceptation sa généralisation prennent clairement plus de temps. Pas seulement pour les entreprises mais également pour leurs salariés, Sur le plus long terme le télétravail devrait pouvoir avoir un réel impact sur le marché et la manière d’y investir. Avec peut-être une baisse des prix dans les grandes villes au profit des villes moyennes ?

Mais qu’en est-il des achats ?

Même si les critères de recherche ont évolué, ils ne caractérisent pas tout le marché immobilier et ses ventes. Bien que les baromètres montrent une certaine forme de réticence à l’idée de rester dans les grandes villes, la hausse constante des prix pour l’ensemble des métropoles de plus de 100 000 habitants ont tendance à invalider cette tendance.

Selon certains observateurs, si les critères de recherche sont différents, les habitudes d’achat n’ont pas encore évolué en profondeur. Autrement dit, si beaucoup de ménages ont recherché des biens en campagne avec un jardin, ils sont au final peu à s’être vraiment décidé. On peut donc penser que les critères de recherche ne sont pas un paramètre capital pour analyser le marché immobilier. Nul ne doute que le télétravail et la crise sanitaire que nous traversons ont leur part de responsabilité sur le marché immobilier de demain et sur le plus long terme. Un marché et des demandes qui pourraient aussi être ébranlés par une potentielle augmentation des taux d’intérêt ou un renforcement des conditions d’accès à un crédit immobilier.

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