Marchés : quelles perspectives pour 2021 ?

Marchés : quelles perspectives pour 2021 ?

La majorité des pays occidentaux font de nouveau face à une vague importante de l’épidémie, en ce début d’année 2021. Mais le début des campagnes de vaccination sur le vieux continent permet de présager une « potentielle » reprise de l’activité économique au cours de l’année. La question est, quelles sont les perspectives financières pour 2021 ?

L’heure du bilan :

Si l’année 2020 a été particulièrement difficile, les perspectives économiques pour 2021 ne sont pas catastrophiques. En effet, le redressement des marchés financiers depuis novembre montre la confiance des investisseurs sur le potentiel de reprise de l’économie mondiale. Cette année, l’économie devrait retrouver le chemin de la normalité. Avec une croissance mondiale anticipée supérieure à 5%, après une chute de 3,8% en 2020. Ils peuvent donc prétendre à de bonne perspectives financières pour 2021.

Le temps de la reprise est incertain est dépendra « exclusivement » du comportement de la pandémie.

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Les politiques monétaires :

Les politiques conciliantes des banques centrales ainsi que les différents plans de relance annoncés par les gouvernements vont continuer à élaborer des soutiens majeurs. Par exemple, l’élection de Joe Biden et la victoire des démocrates au Sénat aux Etats-Unis devrait permettre des mesures de levier à l’économie, spécifiquement avec les programmes d’investissement dans les infrastructures. La Chine également, excelle par son fort rebond économique, puisqu’elle a retrouvé ses niveaux de fin 2019. En profitent également les pays émergents via la hausse de leurs exportations en Chine. Ces pays doivent être représentés dans un portefeuille global d’actifs pour leur apport en termes de diversification.

Selon Natixis IM Solutions, cela tient à la fois aux politiques monétaires toujours très accommodantes – 5 000 milliards de dollars seront injectés par les grandes banques centrales en 2021 – et au soutien budgétaire qui va perdurer. Conséquence : les déficits vont encore augmenter et les dettes publiques se creuser davantage.

En Europe, la relance responsable va tout changer : les solutions de transition énergétique, les infrastructures ou encore les déchets profiteront des dizaines de milliards d’euros qui s’apprêtent à être injectés. La pression sur ce marché de la part des secteurs publics va s’accentuer.

En terme géographique, les investisseurs pourraient avoir intérêt à s’exposer aux zones encore en retard telles que l’Europe et l’Asie et à se montrer prudents envers le marché américain, qui a déjà opéré son rattrapage.

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La réussite des investissements verts :

2020 a justifié la pertinence des ISR (Investissements Socialement Responsables) : au cœur de la pandémie les fonds ISR dans l’ensemble montré une meilleure résistance que les marchés. Au niveau des volumes, cette gestion durable a encore de beaux jours devant elle. 

Côté thèmes d’investissement, l’environnement, au cœur des plans de relance européens, apparaît incontournable. Mais les investisseurs doivent se montrer vigilant afin d’éviter le piège d’une bulle économique.

Le marché obligataire ISR gagne aussi ses galons. Après la France, l’Allemagne, l’Italie ou le Royaume-Uni se sont convertis à l’émission de dettes souveraines vertes.

Si de nombreuses incertitudes persistent d’abondantes opportunités existent, comme nous l’avons évoqué précédemment. Cette crise à défaut d’amener de nombreuses difficultés, nous a permis de constater les limites de notre fonctionnement actuel. Ne serait-il pas temps de repenser notre système économique et financier afin de lancer une nouvelle dynamique ?