3 produits pour diversifier ses investissements

3 produits pour diversifier ses investissements

3 produits pour diversifier ses placements

Le portefeuille d’investissement se divise bien souvent entre d’un côté les actions, considérées comme des actifs risqués et de l’autre les obligations, qui jouent le rôle de catalyseur d’un portefeuille. Nous allons ici étudier plusieurs placements qui peuvent être considérés comme atypiques. Cela peut être des leviers efficaces pour dynamiser et diversifier son portefeuille d’actif.

Les placements avec lesquels il faut rester prudent :

Premièrement, il est primordial de rappeler que ce type de placements ont pour but de diversifier le portefeuille. L’objectif n’est pas de se créer un portefeuille uniquement constitué de vin, d’objets d’arts ou encore de crypto monnaies. Cela représenterait plus un pari risqué qu’une véritable stratégie d’investissement.

Les rendements de ces investissements sont souvent bien plus élevés que ceux des contrats d’assurance qui sont à la baisse. Mais avec ces promesses de rendements, naissent aussi les arnaques. L’autorité des marchés financiers (AMF) met en garde depuis de nombreuses années face aux nombreuses arnaques qui naissent suite à ces promesses de rendement. Auparavant ces escroqueries se concentraient principalement sur les marchés du Forex ou de l’emprunt bancaire. Elles sont aujourd’hui très présentes sur ces actifs atypiques. Afin d’éviter de tomber dans le panneau, voici certaines recommandations qui peuvent vous aider :

  • Ne pas investir plus de 5 % de son capital dans ces produits (pourcentage adaptable en fonction de votre aversion au risque)
  • Se renseigner sur l’entreprise qui propose le placement : l’AMF ou Epargne Info Service peuvent être des interlocuteurs de choix
  • Garder des traces de ses échanges avec l’entreprise 
  • Toujours se méfier des rendements garantis

A LIRE : L’investissement en SCPI à crédit

Le placement « plaisir » dans le vin :

On dit souvent qu’il faut éviter de mélanger investissement et plaisir mais le vin semble prouver le contraire. L’investissement dans le vin peut se faire de manières différentes. La première est de se constituer sa propre cave, en choisissant ses bouteilles et en assurant le stockage. Cette méthode ressemble plus à de l’investissement plaisir, mais il est tout de même possible de réaliser des plus-values intéressantes. Pour réaliser de belles économies il est conseillé d’acheter ses bouteilles chez un primeur. Les spécialistes recommandent par ailleurs de détenir au moins 50 % de sa cave sous forme de grands crus bordelais. Donc si votre souhait est d’investir dans le vin, voici quelques facteurs à prendre en compte dans le choix de vos bouteilles :

  • Le millésime du vin
  • La renommée du château choisi et l’évolution de celle-ci dans le temps
  • Les notations des vins par des organismes indépendants*

Vous pouvez également investir par le biais d’un fond d’investissement. Ce dernier se chargera de sélectionner les différents crus dans lesquels vos fonds seront engagés. Enfin il reste les groupements fonciers viticoles (GFV). Cela consiste tout simplement à acquérir des parts de vignes et vignobles.

L’art : seulement pour les connaisseurs ?

L’investissement dans l’art est, au même titre que l’investissement dans le vin souvent considéré comme un investissement plaisir. Difficile de dire le contraire tant le marché est instable et nécessite certaines connaissances en la matière.

Il est cependant possible de se faire accompagner. Le secteur cherche notamment à s’ouvrir plus largement aux investisseurs comme avec les sites Artprice ou Akoun qui établissent une côte des artistes. Jadis réservé aux investisseurs les plus fortunés, l’art en général se démocratise dans les portefeuilles d’actifs d’investisseurs toujours plus nombreux. Entre 2000 et 2015, il s’est ouvert plus de musées dans le monde qu’en deux siècles. Ces ouvertures contribuent à doper la demande des produits d’art.

Afin d’optimiser son placement, il est toutefois conseillé de se spécialiser dans un domaine (peinture ou sculpture par exemple) et de connaître son marché par cœur. Cela vous permet donc de rester attentif sur les artistes à la mode et qui ont la côte. Comme pour le vin, il est possible d’investir dans l’art via un fond d’investissement. Vous pourrez donc déléguer la sélection des produits. Tout en limitant au passage le risque de faire des erreurs.

A LIRE : La Finance durable : Entre serment et désenchantement

Les forêts : investir pour préparer sa succession !

L’investissement dans une forêt est un placement moderne et ambitieux : pour commencer écologique, avec un risque limité, mais surtout avec des avantages fiscaux non-négligeables. Ces placements enchantent de plus en plus de ménages car c’est un produit intéressant pour léguer son patrimoine. Néanmoins, le temps d’investissement doit être plus long qu’avec d’autres produits. Les rendements sont plus faibles que d’autres produits d’investissement atypiques que ceux cités précédemment, avec un rendement aux alentours de 2%.

Il est possible de passer par un groupement forestier d’investissement (GFI). Ces sociétés exploitent plusieurs souches de bois au cœur de forêts différentes. Vous ne serez donc pas trop dépendant de la demande pour chaque type d’essence de bois. L’investissement par le biais d’un GFI est surtout aujourd’hui demandé pour la réduction d’impôt qu’il offre. Avec à la clé des économies pouvant aller jusqu’à 18 % de votre impôt sur le revenu. Dans le cadre d’une succession, les parts de GFI donnent lieu à une réduction de 75 % de l’assiette imposable. Il s’agit ici du principal attrait de l’investissement forestier qui n’est effectivement intéressant que sur une perspective de très long terme.